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SEPTEMBRE 2019

SEPTEMBRE 2019

Dimanche 1er  : Le Frère Stephan a donné un coup de main à un retraitant sur le départ qui éprouvait des difficultés de pneus.

Lundi 2 : Le traducteur de cette chronique annonce sa visite prochaine ; ce sera plaisant de le revoir.  Le Frère Stephan a réparé ce matin l’appareil de conservation des aliments dans le réfectoire, de sorte que la nourriture pourra être conservée au chaud.  Steve a aussi procédé au démantèlement des radiateurs de chauffage inutilisés, ce qui exige le découpage du métal.

Mardi 3 : Le Frère Glic a renouvelé sa campagne contre les activités des castors au lac du Frère Urbain, situé à une demi-heure de marche environ à l’est du monastère.  La route qui contourne le lac possède un tunnel de drainage sous elle à un point donné, et les castors aiment le bloquer ce qui risque d’emporter le chemin.  Nettoyer cette section implique une immersion dans l’eau.  Au chapitre, ce matin, Dom Innocent glossa sur le succès relatif  des nouvelles affiches de stationnement devant le monastère.  Les manœuvres de stationnement, parfois audacieuses, ont une longue tradition en Acadie.

Mercredi 4 : Avec la pelouse en avant qui ressemble de plus en plus à un désert cette année, les bacs de fleurs ont été une excellente addition.  Les castors sont difficiles à dompter, aussi plusieurs retours au lac ont été nécessaires.  Le Père Bede, qui visité la hutte des castors, semble en connaître long sur leurs allées et venues : sans doute le résultat d’une information acquise à la source si j’ose dire.

Jeudi 5 : À l’aide d’un tracteur, le Frère Stephan a transporté ce matin des sections de vieux radiateurs à l’extérieur de l’escalier nord qui mène au sous-sol.  Ce matin aussi j’ai constaté que les fidèles qui viennent à la messe avaient stationné en fonction des indications, uniquement sur un côté de l’allée de sorte que la voie est bien dégagée.  Il n’est plus question de resserrements désagréables.

 

 

 

 

 

Vendredi 6 : Le Frère Léo s’est joint aujourd’hui à la communauté pour les repas. 

 

 

 

Samedi 7 : Après le déjeuner du midi, Dom Innocent annonce qu’une équipe de télévision sera ici lundi pour tourner des séquences pré montées, y compris semble-t-il les prières en communauté.    J’ai accompagné un vieil ami de la communauté au cimetière aujourd’hui pour qu’il puisse rendre ses respects à de vieux amis.  Des noms, des souvenirs.  Silence.  Une vraie grande place, mais qui prend si peu d’espace sur terre.

Dimanche 8 : La queue de l’ouragan Dorian nous a mieux traités que d’autres régions des Maritimes.  Alors que vents et pluie prévalaient hier soir, l’aigle restait immobile sur sa perche de l’autre côté du lac, face au vent.  La pluie et le vent ont rafraîchi l’atmosphère jusqu’au point zéro subitement, et cet après-midi des personnes sont venues vérifier allègrement le débit d’eau surgissant dans le déversoir de la grotte, au soleil !

Lundi 9 : Les abeilles butinent sur différents pissenlits sur la pelouse sud cet après-midi.  Notre livre écouté au réfectoire entre de façon frappante dans l’histoire vécue des années vingt, jour après jour avec l’équipe qui espère effectuer le premier vol autour du monde. L’équipe de télévision qui devait filmer ici aujourd’hui a reporté sa visite à plus tard cette semaine.

Frère Léo au Centre de Santé.

Mardi 10 : Les pommes du mois d’août de notre verger se vendent cinq dollars le sac.  Au chapitre ce matin, Dom Innocent a commenté la règle, puis la discussion s’orienta sur l’internet et le chauffage (notamment en ce qui concerne les tours d’aération qui passent d’étage en étage, et du bien fondé de recouvrir les ouvertures des tours sur les toits), et du camion Lariat.  Le Frère Léo a vu son médecin de famille aujourd’hui et il a reçu des nouvelles positives concernant ses récents tests.

Mercredi 11 : Un retraitant que nous n’avions pas vu depuis plusieurs années est réapparu, un personnage quelque peu mystérieux. Certains parmi nous le croyaient décédé.  Lorsque je le revis, il m’a salué en m’appelant par mon non avec un mélange bien distinct de respect et de gaieté.

Jeudi 12 : L’éclairage de sécurité à la barrière atteint tout juste la vieille grange qui reçoit un éclairage mitigé.  Plutôt plaisant quand on s’y est habitué.  Thyssenkrupp sont venu pour examiner l’ascenseur aujourd’hui et ils se sont rendu compte que les lumières ne fonctionnent pas bien dans la salle de contrôle fermée à clé, l’un des endroits les plus privés du monastère.

Vendredi 13 : À l’aide d’un tracteur, le Frère Stephan a démoli un autre barrage érigé par des castors là où la route arrière forme une déclivité et tourne.

Samedi 14 : Le chauffage central n’a pas encore été activé, par conséquent les moines utilisent leurs petits appareils pour chauffer leur chambre ou leur bureau.  Pour célébrer notre fête patronale demain, Notre-Dame-du-Calvaire, qui cède sa place au dimanche cette année, l’hymne ce soir était une version française du Stabat Mater.

Dimanche 15 : Les Trappistines se sont jointes pour le repas du midi et leur présence illumina notre mi-septembre.

P. Bède et un visiteur arrêtent Fr. Stephan

Lundi 16 : Dom Innocent s’est rendu à Miramichi pour prendre part à une émission de télévision communautaire appelée « Have a chat ».  Pendant que les animateurs causaient avec lui, on déroulait à l’écran des séquences filmées ici la semaine dernière.  Nous ne savons pas encore quand et comment le programme sera diffusé. Une vidéo cassette d’un programme télévisé antérieurement par Télévision Rogers sur le monastère est en vente à la porterie et sa vente a augmentée depuis quelques mois.

Mardi 17 : Le Frère Stephan a retouché la peinture de la boîte mécanique de la barrière d’entrée cette semaine ; elle est de couleur or.  Nous avons reçu une jolie carte de remerciements et même des fleurs des Trappistines suite au repas de dimanche dernier.  Réunion trimestrielle du conseil ce matin.

Mercredi 18 : Notre registre des visiteurs porte des signatures de visiteurs récents provenant de différents États et provinces.  Certains se souviennent du Frère Léo, un peu trop à son goût, car il ne peut se rappeler toutes les personnes qui le connaissent. Son zona n’est pas tout à fait guéri.  Il dit que sans cela, il se porterait très bien.

Jeudi 19 : En cette belle journée, Bede a rencontré un spécialiste à Miramichi.  Le Frère Henry a rencontré un dermatologue à l’Hôpital Georges-L.-Dumont aujourd’hui, humant un peu l’air ambiant de la ville.  On croit que son Parkinson pourrait avoir affecté sa peau, ce qui n’a pas été confirmé.  Pour le moment, tout semble être maîtrisé.

Vendredi 20 : Le Frère Léo a fait des rêves d’Oka, la localité où se trouvait jadis le monastère des moines du Val Notre-Dame.  En réalité il a p

P. Innocent et Fr. Léo

assé beaucoup de temps à cet endroit, mais uniquement dans ses rêves de la nuit dernière, car en réalité il ne s’est jamais rendu à Oka.  Lorsqu’il était jeune, se croyant près de la mort, il ne voulut pas se donner la peine d’une visite.  La plupart de ses rêves sont merveilleux.

Samedi 21 : À la messe ce matin, un fidèle fit les frais d’une belle musique ; guitare, chants, même un harmonica, alors que l’orgue et la schola fournissaient la musique habituelle à d’autres moments de la messe.  Il est intéressant de noter  que la musique, d’une variété ou d’une autre, crée un effet domino sur le reste de la messe et des prières.  Le camion Ford Lariat a fait l’objet ce matin d’un grand ménage pour le rendre aussi beau que possible alors que le moment de la vente de ce beau véhicule approche.

Dimanche 22 : Au repas du midi, nous avons écouté un CD des compositions de l’ami qui chantait et jouait des instruments à la messe hier.

Lundi 23 : La croix flottante a été nouvellement ancrée et amarrée pour l’hiver.  Elle commémore notre ami, le Père Didier d’Aiguebelle qui canotait sur notre lac.  Il est resté dans nos cœurs.  Ce matin, avant l’aurore, la statue de la Vierge Marie paraissait splendide devant le monastère, le drapeau acadien flottait mollement dans un vent pluvieux, les fleurs et les plantes autour de la statue de Marie semblaient tellement hautes ; tout cela est un beau spectacle.

Mardi 24 : Le Frère Stephan a reçu de bonnes nouvelles.  Après un processus de trois mois, sa première invention, une sonnette de porte composée d’un tuyau d’orgue, a été brevetée.  Le statut de brevet et les redevances qui en découleront nous appartiennent ; la production et la promotion sont confiées à des sociétés commerciales qui espèrent remporter un succès commercial avec l’idée de Steve.  Durant des mois, l’invention fut un secret bien gardé, le prototype orne le mur de l’annexe.  Au chapitre ce matin nous avons discuté de notre façon de traiter l’environnement terrestre.

Mercredi 25 : Bede a rencontré un orthopédiste à Miramichi aujourd’hui au sujet de son arthrose.  Son état général de santé affecte ce qui peut et ce qui ne peut pas être fait pour l’aider.  Le Ford Lariat sera amené au bord de la route dans la journée afin de montrer qu’il est à vendre.  Ceci suscite plus de demandes que des annonces sur internet.

Jeudi 26 : Le Frère Léo augmente légèrement ses activités.  Le Père Bede s’apprête à recevoir un groupe de dames pour une nuitée, ce qui signifie qu’aucun homme ne sera admis, temporairement.

Vendredi 27 : Le soleil est un peu plus bas à l’horizon à l’approche de la mi-journée, ce qui produit un effet d’illuminer plus amplement les vaguelettes du lac, et indique que des journées plus ternes nous attendent.

Salle de bain en soins intensifs

Samedi 28 : Des travaux sont en cours pour préparer une chambre au troisième étage pour y loger une personne qui se joindra à nous pendant un mois pour s’immerger dans notre vie.  Durant ce temps, la salle de bain commune classique sise dans ce coin fait l’objet de soins de charpenterie intenses.

Dimanche 29 : Le Lariat a été vendu tard durant la semaine et un nouveau véhicule est attendu la semaine prochaine.  Un ami s’est joint à nous pour s’immerger dans notre vie pendant un mois ; nous l’accompagnons par la prière.

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