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La Grotte de Lourdes



A
l’hôpital de Miramichi, une infirmière confiait au Père Abbé qu’elle aimait beaucoup venir au monastère. Alors
qu’il se faisait déjà en lui-même la remarque que nous ne la voyions jamais ici, elle continua, expliquant qu’elle
venait prier à la grotte où tout était tellement paisible.
Notre
grotte rappelle bien la grotte de Lourdes, dans le sud-ouest de la France, où la Vierge Marie apparaissait à Bernadette, en
1858, et qui est devenue par la suite un des plus grands pèlerinages de l’Église catholique.
Comment
donc notre grotte peut-elle prétendre bien représenter celle de Lourdes ?
Eh bien, comme à Lourdes, elle est creusée dans la face d’un rocher et elle est située au bord d’une rivière qui coule dans la même direction que le Gave. Elle
est aussi un excellent endroit pour y prier la Mère de Dieu, implorer son intercession pour vos besoins, et surtout pour lui
demander de vous conduire à son Fils, Jésus.
C’est
en 1968 qu’était érigée la Grotte de Lourdes de l’Abbaye du Calvaire. Les terrains environnants sont méticuleusement
entretenus par des bénévoles, membres de l’Association des Ami-e-s des Trappistes.
Régulièrement, une messe y est célébrée, un dimanche de juillet, permettant à chacun de faire son pèlerinage en union avec
les pèlerins de Lourdes.


Cette
présence d’un lieu de pèlerinage marial sur la propriété du monastère veut témoigner de la dévotion spéciale à Marie
qui a marqué l’Ordre Cistercien depuis ses débuts, au 12e siècle. Si, venant visiter la Grotte, vous prenez
le temps d’assister à une des prières liturgiques des moines, dans la chapelle du monastère, vous entendrez une antienne
à la Vierge à la fin de chaque office. Certains de ces textes, chantés en latin et en chant grégorien, étaient déjà en usage
dans la liturgie de Noël, au 5e siècle, dans la basilique Sainte Marie Majeure, à Rome.
O
l’admirable échange, le Créateur du genre humain est venu en ce monde. Il est né de la Vierge, sans le vouloir de l’homme.
En elle Il a pris notre chair, pour nous donner Sa divinité.
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Sous
ta garde, nous nous réfugions, sainte Mère de Dieu. Ne refuse pas la prière de tes enfants en détresse, mais délivre-nous
de tout danger, ô toujours vierge, glorieuse et bénie.
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En
ce buisson ardent et jamais consumé qui surprit Moïse, nous voyons ton admirable virginité, toujours intacte. Mère de Dieu,
intercède pour nous.
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De
la racine de Jessé, une tige s’élance. L’Étoile s’est levée en Israël. La Vierge a mis au monde le Sauveur.
A toi nos louanges, ô notre Dieu.
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Notre
Sauveur, Marie l’a enfanté. Et Jean à sa vue s’écria : « Voici l’Agneau de Dieu, voici celui qui
enlève le péché du monde ».
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A la fin de Complies, dans tous les monastères cisterciens du monde,
on chante la grande antienne Salve Regina, et ce, depuis le tout début, en 1098.
A l’Abbaye du Calvaire, elle est chantée tantôt en latin, tantôt en français. Notre journée de prière s’achève
donc sur ces mots :
« O clémente, ô bonne et douce Vierge Marie ! »
O
clemens, O pia, O dulcis Virgo Maria.
Abbaye Notre-Dame du Calvaire 11505
Route 126, Rogersville NB, E4Y 2N9 Tel : 506 775 2331 Fax : 506 775 6220 E-mail : CalvaryAbbey@yahoo.com
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